Fiore : interprétation : Le 1ier Maître : pièce 10v-c

Fiore : interprétation : Le 1ier Maître : pièce 10v-c

Messagede JBD » Mar 31 Mar 2015 16:12

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nota bene
Ce post a pour objet de conserver une trace de nos interprétations du manuel de Fiore.
Il s'agit de :
- rentabiliser les bleus aux avant-bras autrement qu'en faisant passer ça pour une performance d'art moderne
- ne pas confier notre Grand Savoir uniquement à des neurones susceptibles de sombrer d'une seconde à l'autre dans la démence suite une unique audition de la chanson de la Reine des Neiges
- fournir un espace libre d'accueillir toutes les critiques plus ou moins constructives (même celles visant à récolter des fonds pour l'anéantissement de notre patrimoine génétique)

- à l'intention d'éventuels néophytes (ce post étant public) : ces mouvements ne sont proposés que dans le cadre d'une pratique raisonnée des AMHE utilisant des simulateurs en bois ou nylon de dagues à rouelle du XIV - XVième siècle et des protections adéquates (masque 350N, gants, veste...).
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Source :
https://dl.dropboxusercontent.com/u/189 ... aga_FR.pdf

Texte :
Getty : Je t’ai serré le bras en clef médiane, de sorte que tu ne peux me faire aucun mal. Et si je veux te jeter au sol, c’est peu d’effort pour moi, et ne te donne pas la peine de me fuir.

Pré-requis : il s'agit de contrer un coup du haut porté avec force ou d'embrayer suite à la parade ratée de la pièce 10v-a du premier maître

Interprétation :

1. Cette action se démarque de la première planche du premier maître car il s'agit, en premier lieu, de parer avec son avant bras contre son avant bras, et non avec son poignet contre son poignet. Elle se révèle très opportune dans la mesure où, en combat libre, le bras du défenseur a souvent tendance à "glisser" en tentant d'intercepter le poignet adverse : on se retrouve donc naturellement dans la position propice à la mise en oeuvre de la première planche

2. De la même manière que dans la première planche, il est vital de bien se décaler sur sa gauche pour "sortir du couloir" et ne pas être à portée du bras gauche de son adversaire. En outre, le fait de "s'effacer" accentuera l'angle du corps du défenseur par rapport au corps de l'attaquant, facilitant la torsion du bras adverse.

3. Dès lors qu'il s'agit de faire monter le coude de l'adversaire pour le placer en situation de déséquilibre, un défenseur petit sera désavantagé face à un attaquant plus grand

4. Il est possible de remarquer que, dans les deux premières illustrations, le défenseur a posé le pied sur la dague de l'adversaire tombée au sol.
Il est alors possible de penser que :
- la dague est tombée au sol suite à un coup défensif initialement porté selon la première planche du premier maître
- la dague est tombée au sol suite à la torsion extrême du bras adverse
- une autre solution reste à trouver
A noter que des jeux libres ont mis en évidence la valeur du conseil de Fiore de placer son pied sur la dague de l'adversaire, ce dernier pouvant tenter de reprendre sa dague suite à un travail de lutte au sol

5. les illustrations de Fiore, et le commentaire "Je peux te faire très mal, et tu restes emprisonné", suggèrent que, suite au blocage du bras armé de l'attaquant, le défenseur utilise son poing fermé pour frapper

6. Fiore indique également la possibilité de jeter l'adversaire au sol. Voici ce qui ressort de tests :
- en ayant emprisonné le bras de l'adversaire en cuillère, il est possible d'essayer de crocheter la jambe droite de l'adversaire avec sa jambe gauche, ou de le frapper à la rotule
- en ayant levé le coude de l'adversaire avec la main à plat, il peut être possible de provoquer une situation de fort déséquilibre, mais la mise au sol n'est pas évidente
- il peut être envisagé de tenter une traversée à partir du bras gauche sous le coude de l'adversaire, et du pied gauche derrière lui
- d'autres testeurs suggèrent de se retourner et de procéder à une traversée (jambe droite derrière l'adversaire, bras droit devant)

7. le pied gauche du défenseur est parfois illustré comme étant devant le pied de l'attaquant, parfois derrière. Cela reste une inconnue sur laquelle nous n'avons pas statué.

8. l'angle de torsion du bras adverse est important : si l'attaquant n'a pas lâcher la dague, il peut en effet être en mesure de chatouiller la tête de l'adversaire avec la pointe de sa dague

Voici l'ordre des mouvements défensifs proposés :
- bouger son pied gauche sur la gauche pour "sortir du couloir" (en évitant le petit bond de cabris et en restant bien en appui sur ses jambes)
- intercepter le bras armé avec l'avant bras gauche
- en même temps, ramener son pied droit proche de son pied gauche pour être en position d'équilibre
- envelopper ("en cuillère") le coude du bras adverse avec sa main et le ramener contre son sein pour le bloquer
- OU lever le coude adverse le plus haut possible avec le plat de sa main (paume vers le bas)
- déséquilibrer l'adversaire (en fonction de la prise choisie) ou frapper son adversaire tout en maintenant une prise ferme sur le bras adverse tenant la dague
- poursuivre le travail de lutte pour maîtriser l'adversaire...

N'hésitez pas à me signaler toute erreur ou hérésie que pourrait contenir cette interprétation
JBD
 
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